» Premiers froids arc-en-ciel » Blog Archive

arc-en-ciel

Vivons la vie telle qu’elle se présente et restons naturels.

Premiers froids

Posted by franciscomartins on décembre 14th, 2011

 montereau-28-aout-2011-001.JPG

Les premiers froids arrivent, il devient donc plutôt désagréable de déambuler dans les rues à chercher le tout et le rien ; errant, vagabondant, au gré de son propre esprit, au gré du vent. Tout cela parce que l’on a envie de marcher, quelles que soient les conditions atmosphériques, quelles qu’en soient les causes. Alors les pas se suivent aux pas, le but est toujours à la même distance, malgré les minutes, les heures de marche. L’horizon est toujours dans le même site, le même point, à égale distance. La nuit cède le pas à la journée : quelle importance si tout le temps se trouve devant soi ? Plus rien derrière, même sil’on a beau regarder. L’air frais devient tantôt agréable, tantôt mordant ; l’exercice réchauffe le corps et l’on oublie la fraîcheur. Et on marche toujours, on continue à marcher, juste parce que l’on a envie de marcher, parce que l’on trouve cela bien. Finalement le désagréable ne l’est plus, tout le contraire, alias. Si l’air automnal est très bon, l’air hivernal l’est aussi bien. Marcher et respirer cet air, c’est vivre, se sentir être, exister ; avoir la conscience que l’on est quelqu’un, que l’on a une âme, un corps, que l’on peut bouger, agir. On est heureux de sentir la brise fraîche contre sa peau : mais quelle sensation de bonheur ! inégalable ! La fraîcheur de l’air rafraîchit l’esprit, les idées sont plus claires, on réfléchit, tout à coup, beaucoup plus facilement et mieux. Alors, tout en marchant, on réfléchit, on a des idées créatrices et nouvelles, on pense à de nouvelles choses, on invente. On rêve même debout, en s’imaginant des choses. L’année présente est presque morte, la nouvelle ne tarde point ; toutes les deux,  elles se séparent toujours froidement. Mais cette période en  est une heureuse, car c’est celle des plus grandes festivités. La fraîcheur de la saison ne refroidit pas nos coeurs pour autant, c’est plutôt le contraire qui se produit, c’est la période où nos sentiments sont le plus chauds, où une nostalgie des nôtres nous saisit et que l’on sent le besoin de se  rapprocher d’eux. C’est aussi bien dans cette période que l’on pense spécialement à tous ceux qui souffrent des guerres et à ceux qui sont dans le besoin. D’habitude étrangers et insensibles au malheur des autres, nous voici soudain avec un esprit de bons samaritains. Mais fait-on toujours un bon geste envers les nécessiteux, ou est-ce que ce n’est qu’un simple sentiment passager ? On réfléchit souvent à tout cela, mais on agit rarement en conséquence. À vos âmes et consciences, mesdames et messieurs ! Si l’on s’accommode du froid, il n’en est malheureusement pas de même pour les malheureux sans-abri. Ils ont maints endroits où aller quand la température est clémente, mais à cette époque de l’année, quand il fait froid, ils ne savent plus où se protéger des rigueurs de l’hiver. Souvent, atteints dans leur dignité, ils refusent certaines aides contraignantes venues de l’administration ou de certains organismes officiels. Mais si vous pouvez les aider, faites-le, car en le faisant vous le faites pour vous-même, vous déchargez votre conscience, vous rechargez votre âme. Pendant qu’il y en a qui marchent et errent pour le plaisir, il y a malheureusement les autres qui le font par nécessité. Ceux-là ils ne savent point où aller : ils marchent vers l’inconnu. Ils marchent encore et encore, ils n’ont cesse de marcher, errer,sans but. Et ils ont faim, et ils ont soif, et ils ont froid. Que peut-on y faire ? Puis, il y a le froid des cimetières, des pierres tombales, le  souvenir des membres de notre famille décédés. Tout ceci  revient en mémoire lorsque l’on pense  au froid. On frissonne à la pensée que l’on mourra un de ces jours, à l’idée que l’on se fait de l’après-mort. Le froid nous rappelle aussi les histoires de vampires et de fantômes, la réalité du froid physique rejoint l’abstrait du froid imaginaire. Touts les deux, ils l’emmêlent les pinceaux, fusionnent, on ne sait plus ce qui l’est et ce qui l’est plus, lequel est le bon et le quel est le faux. Une fois que l’on est dehors et que l’on a réellement marre, on sent le besoin de rentrer au chaud et de boire quelque chose également chaude. Et c’est là que l’on apprécie vraiment la vie, que l’on sait lui en donner un bon sens : car une fois à l’intérieur, on aime regarder l’extérieur par la fenêtre, savoir qu’il y fait froid et que l’on est protégé.


Devenez fan de ce Blog :
 
J'ai 68 articles, devenez Fan de mon Blog :


Créer un Blog | Nom Domaine | Créer Forum | publicité | Tags | Signaler Abus
culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie | sport | sante
net | grossesse | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos
iPhone | famille | nature | europe | emploi | enfant | web | Top | New | Nouveaux