» Crise arc-en-ciel » Blog Archive

arc-en-ciel

Vivons la vie telle qu’elle se présente et restons naturels.

Crise

Posted by franciscomartins on novembre 12th, 2011

Introduction

Est-ce possible que les entreprises détruisent des milliers et des milliers d’emplois au nom de la productivité, émigrant, allant exploiter d’autres personnes, les trompant, leur promettant du travail pour l’avenir, promesses auxquelles elles avaient failli auparavant ?
Que les entreprises décident des plans sociaux non-nécessaires et qu’elles renvoient sur le marché du travail des milliers d’employés, décidant du coup, elles-mêmes, que c’est à l’État de les prendre en charge, vidant ainsi ses caisses de plus en plus. Et qu’ensuite elles partent cacher leurs profits dans des paradis fiscaux ?
Des dirigeants des États décident de privatiser, sans aucune vergogne, les entreprises publiques pour le plus grand bonheur de leurs amis capitalistes, de même souche qu’eux. Adieux les bons anciens services publiques, il ne reste plus de place que pour les lobbyistes.
Les administrations veulent des bénéfices identiques à ceux des entreprises privées ; cependant que les gens payent des impôts susceptibles de les faire fonctionner.
Depuis les débuts des années soixante-dix, plus précisément avec le commencement de la crise pétrolifère, le climat social ne cesse de se dégrader, certaines entreprises privées font faillite, d’autres émigrent vers d’autres hémisphères, avec la bénédiction des pouvoirs publics locaux. Les faux plans sociaux se suivent afin de bénéficier des subventions de l’État. À l’arrivée aux premières loges d’un parti trop favorable aux classes ouvrières, les détenteurs de la finance partent enfouir leurs capitaux dans les fameux et bien connus paradis fiscaux ; les riches partent vivre dans les pays qui leur sont davantage favorables. Les pauvres ainsi que la classe moyenne sont, eux, obligés de rester. Car c’est bien leur pays et ils n’ont point d’endroit où aller ; ils sont abandonnés, à la fin, par leurs compatriotes les plus fortunés, qui oublient ce que c’est que la solidarité. Ce n’est que de l’égoïsme pur, ces gens-là n’ont besoin de leur prochain que lorsqu’il s’agit de l’exploiter, d’être défendus par eux, au nom d’une patrie qu’ils n’hésitent point à abandonner sans aucune vergogne. Des éhontés !

Cependant, il y a aussi des pauvres qui partent à l’étranger : encore une autre catégorie de personnes, ils y vont parce qu’ils en sont obligés de le faire ; ils sont connus sous le nom de travailleurs émigrés, gens sans le sous, qui vont chercher leur pitance ailleurs, parce que leur pays les abandonne, les laisse choir. Et c’est le pays accueillant qui le prend en charge, lui impose l’apprentissage de sa langue, lui fait profiter de ses avantages sociaux, l’intègre aussi bien que mal dans sa culture. Les pauvres sont moins bien reçus que les riches, regardés avec méfiance, du coin de l’œil, par les nationaux. Ils sont amputés d’une partie de leurs droits, presque des apatrides, des parias. Ils sont aussi les premières victimes de la crise.

La crise s’aggrave, s’étend ; une autre crise prend naissance, grandit, s’accroît, s’ajoute à l’ancienne ; les deux s’accumulent, puis une troisième, puis une autre, encore une énième… et ce sont toujours les plus fragiles les coupables, les victimes, aux premières loges de la souffrance. Le puissant est le vrai coupable, tenant en vue que c’est lui le provocateur ainsi que la source des crises. Puis, celui-ci dit que tout le monde doit payer, mais il se sauve cependant, c’est toujours le petit qui fini dans la gueule du loup, encore lui, toujours lui !

Pour les commerçants ce n’est guère meilleur : les grandes multinationales, véritables oiseaux de rapine, veulent tout faire, tout prendre, tout vendre, prendre la place des petits, leur font concurrence déloyalement, les poussent hors du lit, vers la faillite. Ainsi, Goliath prend sa revanche sur David, la baleine avale Jonas, l’aigle picore la fourmi. Et le commerçant, et l’artisan, s’ils veulent subsister, n’ont qu’à aller demander les faveurs du gros ogre, lequel, ils ne peuvent point concurrencer, contre lequel ils sont impuissants et qui n’a point de sentiments. Parce que ce n’est qu’une machine dévastatrice, un tueur à gages, mandaté par les détenteurs du capital qui, eux, sont à l’abri et dans l’ombre, sans états d’âme, comme toujours.

La science et la technique progressant, elles se mettent au service du puissant. Un centime est un centime, les virgules et les zéros deviennent aussi des chiffres, les octets et les bits prennent le pas sur l’arithmétique traditionnelle, jugée trop lente. Chaque centime pris sur la paie d’un ouvrier ou sur la vente d’une marchandise ne peut être négligé. D’autres langues sont adoptées afin qu’il y ait une meilleur compréhension entre marchands, négociants, affairistes, langues incomprises parfaitement par les nationaux, qui sont obligés de les étudier afin d’y comprendre quelque chose : mais il y a toujours des lapsus, des jeux de mots, rien est jamais parfait dans une langue qui ne soit point la sienne. Pourtant ce n’est point d’aujourd’hui l’usage des langues pour les affaires : elles furent bien utilisées au moyen âge et même à la renaissance, tel le latin ou le grec. Ainsi, les puissants pouvaient agir en toute impunité au sein de la population qui ne comprenait rien à leurs manigances, qui du coup, n’avait aucun accès à la culture.

Les gens sont obligés d’avoir un compte en banque, imposition introduite fortuitement par les organismes bancaires ainsi que par l’administration, à partir des années 1970. Au début, les banques « draguaient » les clients, en cherchaient par tous les moyens des nouveaux, proposaient mille et un services. Puis, c’est devenu une obligation, certaines banques n’hésitèrent guère à renvoyer des clients parce que ceux-ci étaient jugés peu lucratifs ou point du tout. Peu importe que vous soyez d’accord ou pas lorsqu’il s’agit de vous prendre des agios, de vous envoyer de nouvelles formules ; tous les services sont payants, même quand vous allez retirer de l’argent au guichet, de l’argent qui vous appartient pourtant. Cela ne leur suffit plus d’utiliser l’argent des dépositaires pour en tirer des bénéfices avec des prêts et des emprunts, avec les ventes et rachats d’actions et obligations, avec…

Conclusion

La crise, qui était censée se terminer un jour, est toujours là. Beaucoup de pays sont au bord de la faillite et pourtant ce ne sont point les plus pauvres. Leurs dirigeants les endettèrent au nom d’un hypothétique progrès qui finalement s’apparente plutôt à un échec. Mais les dirigeants n’étant élus que pour quelques années, ne pensent qu’à leur prestige personnel, négligeant ainsi leurs successeurs aux rênes du pouvoir : qu’importe s’ils trouvent les caisses de l’État vide, ce ne sont que des rivaux, voyons !

(à continuer)


Devenez fan de ce Blog :
 
J'ai 68 articles, devenez Fan de mon Blog :


Créer un Blog | Nom Domaine | Créer Forum | publicité | Tags | Signaler Abus
culture | actualités | politique | bebe | finance | justice | ecologie | sport | sante
net | grossesse | jeux | droit | voyage | design | livre | internet | grippe | photos
iPhone | famille | nature | europe | emploi | enfant | web | Top | New | Nouveaux